Stratégies pour être une maman heureuse

Devenir mère va de pair avec une bonne dose de bouleversements. Les hormones, le rythme de vie, les finances, le repos, tout est chamboulé! Les émotions se bousculent, de la joie à l’inquiétude, en passant par l’émerveillement et le découragement… Il est vrai que la maternité est une expérience exaltante, unique. Mais les journées se suivent, avec leur lot de défis. Quand on a l’impression d’en avoir plein les bras, d’être inadéquate, d’être dépassée par les événements, il pourrait être risqué de se laisser aller vers l’épuisement. Mais comment éviter (ou du moins amoindrir) cette déroute? Il existe plusieurs stratégies pour voir la vie en rose. En voici quelques suggestions :

1) Être sa propre meilleure amie. Ça veut dire se traiter avec autant de compassion qu’on le ferait pour une amie, c’est-à-dire, sans se juger sévèrement, se critiquer sans cesse ou se faire des reproches inutiles. Pour contrer cette tendance, tenter de se complimenter ou de se féliciter pour chaque bon coup. Quand on est moins fières, se dire qu’on a sûrement fait de notre mieux dans les circonstances.

2) Se faire des rituels bonheur. Par exemple, le matin, commencer la journée avec le sourire avec des exercices qui font du bien (yoga, qi-gong, étirements, danse improvisée, etc.). Le midi, prendre une marche en écoutant de la musique, feuilleter sa revue préférée, ou se raconter des histoires drôles avec des amis… Choisissez les activités qui vous plaisent et faites-les au moins une fois par semaine sinon tous les midis! Le soir, terminer la journée en soulignant tout ce que vous avez apprécié, au moins trois choses pour lesquelles vous aimeriez remercier la vie. De quoi s’endormir avec le sourire…

3) Prendre du temps pour soi. Se donner le droit d’avoir un rendez-vous avec soi-même dans son agenda. Que ce soit pour une pause détente (bain moussant, bon livre, rendez-vous chez l’esthéticienne, etc.) ou pour faire une activité qui nous passionne (peinture, course, ébénisterie, photographie, etc.), cette permission est idéale pour recharger ses batteries! Si c’est plus difficile de se discipliner seule, il est possible de joindre une communauté de femmes qui partagent des intérêts semblables. Par exemple, inscrivez-vous à des activités d’un centre communautaire de votre région (pour femmes ou autres). Il existe aussi des lieux d’échanges sur les réseaux sociaux, comme les Mère-Veilleuses, qui favorisent l’exercice physique pour maintenir la santé psychologique. Fondé par Karine Champagne, ce mouvement propose aux femmes d’inspirer du rose et expirer du noir. Ouf, ça fait du bien!

4) S’entourer de positif. Il y a des choses à faire ou des gens de notre entourage qui suscitent des émotions négatives. Parfois, un petit ménage s’impose, mais rien de mieux que de commencer par soi-même. Est-il possible d’être la première à arrêter de s’obstiner avec son conjoint, sa mère ou sa voisine? Je vous propose un petit défi : tenter pendant une semaine de ne pas se plaindre ou de ne pas se comparer aux autres. Pas facile, n’est-ce pas? Mais je suis convaincue que c’est un premier pas vers un état plus positif, une meilleure qualité de vie et une meilleure capacité à profiter du moment présent.

5) Demander de l’aide, déléguer. Si la fatigue ou l’impression de surcharge prennent trop de place dans votre vie, il est peut-être temps de vous décharger de certaines tâches. Faire les choses autrement, être moins exigeante, c’est possible! Demander un petit coup de main occasionnel ou à plus long terme, consulter un professionnel pour y voir plus clair, ce sont des investissements qui en valent vraiment la chandelle. Prendre soin de sa santé et retrouver son énergie, ce n’est pas du luxe, c’est une nécessité!

Si vous souhaitez en savoir plus sur les idées soulevées dans cette chronique, je vous propose quelques lectures inspirantes : « Sois ta meilleure amie! » de Josée Boudreault et « Quel bonheur d’être une mère heureuse! » de Annie Carpentier.

On a souvent dit que le bonheur des enfants et de l’ensemble de la famille dépend en bonne partie du degré d’équilibre et d’épanouissement de la mère. Loin de moi l’idée de rajouter une pression supplémentaire sur vos épaules déjà souvent bien chargées! Mais si cette pensée comporte une certaine part de vérité, mettons les chances de notre côté. La première à y gagner sera vous, chère maman!

Guylaine Deschênes, Ph.D., CRHA

Cet article a été publié sur le site de Mères & Cie (2015).